SOMMAIRE LA 4CV
La 4cv
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de la 4cv au 1/43ème

Fiche technique

HISTORIQUE

4cv 1063
4cv Hino
4cv pie
La pub

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 4CV Beauffort
Vernet & Pairard
Brissonneau & Lotz
Autobleu
Pichon & Parat
Alpine A 106
4CV B. M. S
4cv Mialle
4cv publicitaire

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"Quatre places, 4 cylindres; 90 km à l'heure, 6 litres aux 100 km"
 
 En juin 1940 alors que la France est occupée par  les forces allemandes, la direction des
 usines Renault de Boulogne Billancourt est placée  sous leur commandement. L'entreprise
 est  contrainte de fournir à l'ennemi des véhicules utilitaires et de remettre en état les blindés
 Renault R35 et B1 bis,  pour les incorporer à la division Panzer. Tout nouveau projet est
 donc interdit. Malgré cette interdiction, les ingénieurs Fernand Picard, Charles-Edmond Serre
 et Jean-Auguste Riolfo, entament une réflexion sur une voiture économique, bon marché,
 à faible consommation et adaptée à la pénurie d'après-guerre.
Entre décembre 1942 et novembre 1945, trois prototypes sont
construits clandestinement sous l'occupation à l'insu des Allemands.
Tous sont munis d'une mécanique placée à l'arrière, sans doute une
influence venue de la KDF allemande, la future Volkswagen coccinelle,
présentée au salon de Berlin en 1939.

Fernand Picard


La première version réalisée en aluminium
                             
Le second prototype en tôle d'acier février 1944
Ce projet  "106" développé avec des moyens dérisoires donnera naissance en janvier 1943 au premier prototype, fabriqué en aluminium, il n'a que deux portes et affligé d'un style plutôt ingrat. Von Urach n'est pas dupe et interroge Picard sur un curieux engin peint en vert, que l'on a vu passer à plusieurs reprises du côté du pont de Sèvres. Fernand Picard dément avec force mais continue. Quatorze mois plus tard, le second prototype est au point avec une ligne plus avenante mais toujoursdeux portes. Le  dernier  prototype est bâti autour d'une carrosserie à quatre portes prenant une allure très proche de  la future berline de série.

 Pierre Lefaucheux, résistant de la première heure, connu sous le nom de guerre "Gildas", est nommé président-directeur général des usines Renault et prend ses fonctions le 6 octobre 1944. Par ordonnance du Gouvernement de la République française, l'entreprise acquiert le statut de Régie nationale le 16 janvier 1945 et devient la RNUR. Une grande partie de l'année 1945 est consacrée à la remise en état des ateliers de l'usine. La vieillissante Juvaquatre, lancée au salon de 1937, dont la mise sur chaînes reprend timidement à partir de janvier 1946, constitue la seule voiture de tourisme commercialisée par la société. Il est donc grand temps de dévoiler la dernière création des usines Renault qui mobilise le personnel depuis plusieurs mois. En effet  Pierre Lefaucheux était convaincu qu'une petite voiture économique mettrait l'entreprise désormais nationale sur le chemin de la croissance. Le 26 septembre 1946, soit huit jours avant la date officielle du salon de l'automobile, la Renault 4CV est présentée en avant-première à la presse spécialisée.
Le 3 octobre 1946, le premier salon de l'automobile d'après- guerre ouvre
ses portes après huit années d'interruption. La plus étonnante, celle qui
allait  faire se précipiter 800 000 visiteurs au salon, est la parfaite illustration
de ce génie de l'ombre qui éclate enfin au grand jour. La Renault 4cv
développée en secret est enfin née. Pour en arriver là, il aura fallu le
courage de quelques hommes qui la conçurent en cachette de Louis
Renault lui-même, qui n'en voulait pas, et aussi du prince Von Urach,
héritier de la couronne du Wurtemberg. Celui-ci avait été placé à la tête des
usines Renault par l'administration allemande. Un choix judicieux puisque
avant guerre il avait dirigé les activités de Mercedes en France.

 Les premières 4CV possèdent une robe jaune sable et leurs jantes sont laquées d'un rouge vif, la
 seule couleur disponible, récupérée au titre des dommages de guerre, de l'Africakorps. La grande
 surprise pour le public demeure le placement de la mécanique à l'arrière de l'auto. En effet le petit
moteur qui s'abrite sous le capot est un quatre cylindres à soupapes en tête d'une puissance de 17 chevaux. Ces exemplaires de pré-série  possèdent des vitres arrières fixes et des flèches directionnelles débordantes fixées près du pare brise. Lefaucheux impose une production entièrement dédiée à ce nouveau modèle. Objectif, 300 exemplaires par jour. Ferdinand Porsche lui-même, emprisonné à Baden Baden puis transféré à Saint-Cloud, sera prié de donner son avis sur la 4CV, ce que Lefaucheux acceptera avec distance. Et  Porsche, avec dédain, reconnaissait les grands traits de l'architecture de sa Coccinelle présentée en 1938. En réalité, faute de matière première, les 300 premiers exemplaires de la 4CV ne sortent de la chaîne nouvellement outillée qu'à partir du 17 août 1947, sur l'île Seguin. Juste à temps pour livrer les concessionnaires et accompagner le Salon de 1947, où  l'engouement populaire se confirme.





 Les modèles commercialisés au cours de l'été 1947 héritent de vitres arrières coulissantes et de flèches
 de direction encastrées. En 1948, la gamme se complète d'une version commerciale, d'une finition plus
 sommaire, et de vitres arrières aveugles, tandis qu'a contrario, la saison 1949 voit l'apparition de la 4CV
 type luxe à l'équipement plus complet et à la finition optimisée. Les amateurs de conduite en plein air
 apprécient la  berline luxe à toit ouvrant, disponible dès 1950, et en 1951, la puissance du petit quatre
  cylindres, passant de 747cm³ à 760 cm³, fait grimper le nombre de chevaux disponibles à 21. La
 calandre dite à six moustaches fait place en 1954 à une calandre agrémentée de trois barres en inox
 brillant ,mais la version simplifiée Affaires n'en reçoit qu'une seule. La puissance mécanique de
 21 chevaux réservée jusqu'alors aux  gammes sport et grand luxe,  est désormais la norme standard
 pour toutes les 4CV produites. Du 1er janvier au 24 mars 1954, la régie enregistre 39 249 commandes
 de 4CV. A partir du mois d'avril, la cadence journalière de production passe à 525 unités, rythme qui,
 selon le président Lefaucheux, ne suffit toujours pas à satisfaire la demande.
La ligne ferrage. On vérifie et on ajuste les ouvrants
La ligne de montage des mécaniques.
avant la mise en peinture.
    
 La 500 000e 4CV sera assemblée en avril 1954 et le compteur s'arrêtera à 1 105 547 exemplaires produits en 1961, le premier record du genre pour une voiture française. Entre-temps, la petite Renault se sera couverte de gloire avec la 1063, qui remporte sa catégorie au rallye de Monte-Carlo 1951 puis rallye  des  Tulipes, la coupe des Alpes, le tour de France et même les 24 Heures du Mans. Ces velléités sportives conduiront à adapter de légères carrosseries de coupés et cabriolets (Autobleu, Brissonneau, Pichon-Parat) sur le modeste châssis jusqu'à ce fameux A 106 de Jean Rédélé qui sera la première Alpine de l'histoire.




La planche de bord première génération (1948-1950)



L'intérieur d'un millésime 1958  
 

 FIFTIE



En 1996, pour célébrer le cinquantième anniversaire de la 4cv, Renault construit la FIFTIE.
Un design extérieur original et moderne, elle fait bien sûr référence à la 4cv d'antan.
La FIFTIE se présente sous la forme d'une berlinette 2 places. La carrosserie est réalisée en carbone, à bord les panneaux de portes sont en rotin et les sièges en lin et en coton.
Sous le capot un moteur d'une cylindrée de 1149cm³ dèlivre 60ch.
Cette FIFTIE est un subtil mélange de tradition et de modernité.


Elle ne fut qu'un rêve


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