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"Quatre
places, 4 cylindres; 90 km
à l'heure, 6 litres aux 100 km"
| En
juin 1940 alors que la France est occupée par les forces
allemandes, la direction des |
| usines
Renault de Boulogne Billancourt est placée sous leur
commandement.
L'entreprise |
| est
contrainte de fournir
à
l'ennemi des véhicules utilitaires et de remettre en état
les blindés |
| Renault
R35 et B1 bis, pour les
incorporer
à la division Panzer.
Tout nouveau projet est |
| donc
interdit.
Malgré
cette interdiction,
les ingénieurs Fernand Picard, Charles-Edmond Serre |
| et
Jean-Auguste Riolfo, entament une réflexion sur
une voiture économique, bon marché, |
| à
faible
consommation et adaptée à la pénurie
d'après-guerre. |
Entre
décembre 1942 et novembre 1945, trois prototypes sont
|
| construits clandestinement
sous
l'occupation à l'insu des Allemands. |
| Tous
sont munis d'une mécanique
placée à
l'arrière, sans doute une |
| influence
venue de la
KDF allemande,
la future Volkswagen coccinelle, |
| présentée
au salon de
Berlin en 1939. |
Fernand Picard
| La
première version réalisée en
aluminium |
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| Le second prototype en
tôle
d'acier
février 1944 |
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 |
| Ce
projet "106" développé avec des moyens
dérisoires donnera naissance en janvier 1943 au premier
prototype,
fabriqué en aluminium, il n'a que deux portes et affligé
d'un style plutôt ingrat. Von Urach
n'est pas dupe et interroge
Picard sur un curieux engin peint en vert, que l'on a vu passer à
plusieurs reprises du côté du pont de
Sèvres.
Fernand Picard dément avec force mais continue. Quatorze
mois
plus tard, le second prototype est au point avec une
ligne plus avenante mais toujoursdeux portes. Le
dernier prototype est bâti autour d'une carrosserie
à quatre portes prenant une
allure très proche de la future
berline de série. |
| Pierre
Lefaucheux, résistant de la
première heure, connu sous le nom de guerre "Gildas", est nommé président-directeur
général des usines Renault et prend ses fonctions
le 6
octobre 1944. Par
ordonnance
du Gouvernement de la République
française, l'entreprise
acquiert le statut de Régie nationale le 16 janvier
1945 et devient la RNUR. Une grande
partie de l'année 1945 est
consacrée à la remise en
état des ateliers de
l'usine. La
vieillissante Juvaquatre, lancée au salon de
1937, dont la mise sur
chaînes reprend timidement à partir
de janvier 1946, constitue la seule
voiture de tourisme commercialisée
par la société.
Il est donc
grand temps de dévoiler la
dernière
création des usines Renault qui mobilise le
personnel depuis
plusieurs mois. En
effet Pierre Lefaucheux
était convaincu qu'une
petite voiture
économique mettrait l'entreprise
désormais
nationale
sur le chemin de la croissance.
Le 26 septembre 1946, soit huit jours avant la date officielle du salon
de l'automobile, la Renault 4CV est
présentée en
avant-première à la presse spécialisée. |
| Le 3 octobre 1946, le premier salon
de l'automobile d'après-
guerre ouvre |
ses portes après huit
années d'interruption.
La plus étonnante, celle qui
|
| allait faire se
précipiter 800 000 visiteurs au salon, est la parfaite illustration |
de ce
génie
de l'ombre qui éclate enfin au grand jour. La Renault 4cv
|
développée en
secret est enfin née. Pour en arriver là, il aura
fallu le
|
| courage de quelques hommes qui
la conçurent en cachette de Louis |
Renault lui-même, qui n'en
voulait pas, et aussi du
prince Von Urach,
|
| héritier de la couronne du Wurtemberg. Celui-ci avait été
placé à la tête
des |
| usines Renault par l'administration allemande. Un
choix judicieux puisque |
| avant guerre il
avait dirigé les activités de Mercedes en France. |
Les premières 4CV
possèdent une robe jaune sable et leurs
jantes
sont laquées d'un rouge vif,
la
|
| seule couleur disponible, récupérée au
titre des dommages de guerre, de l'Africakorps.
La grande |
| surprise pour le public
demeure le
placement de la mécanique à
l'arrière de l'auto. En effet le petit |
moteur qui
s'abrite sous le capot est un quatre
cylindres à soupapes en tête
d'une puissance de 17 chevaux.
Ces exemplaires de pré-série possèdent des vitres
arrières fixes et des flèches
directionnelles débordantes fixées près du pare
brise. Lefaucheux impose une production
entièrement
dédiée à ce nouveau modèle. Objectif, 300 exemplaires par jour. Ferdinand
Porsche lui-même, emprisonné à Baden
Baden puis transféré
à Saint-Cloud, sera prié de donner son avis
sur la 4CV, ce
que Lefaucheux acceptera avec distance. Et Porsche, avec
dédain, reconnaissait les
grands traits de l'architecture de sa
Coccinelle présentée en 1938. En réalité, faute de
matière première, les
300 premiers exemplaires de la 4CV ne sortent de la chaîne
nouvellement outillée qu'à partir du 17 août 1947,
sur
l'île Seguin. Juste à temps pour livrer
les
concessionnaires et accompagner le Salon de 1947, où
l'engouement populaire se confirme.
|
 
| Les modèles
commercialisés au cours de
l'été 1947 héritent de vitres arrières
coulissantes et de flèches |
| de direction
encastrées. En 1948, la gamme se complète d'une version
commerciale, d'une finition plus |
| sommaire, et de vitres
arrières aveugles, tandis qu'a contrario, la
saison 1949 voit l'apparition
de la 4CV |
| type luxe à l'équipement plus
complet et
à la finition optimisée. Les amateurs de conduite en
plein air |
| apprécient
la berline luxe à toit
ouvrant,
disponible dès 1950, et en 1951, la
puissance du petit quatre |
| cylindres, passant de 747cm³
à 760
cm³, fait grimper le nombre
de chevaux
disponibles à 21. La |
| calandre dite à six moustaches fait
place en 1954 à
une
calandre agrémentée de trois barres en inox |
| brillant ,mais la version simplifiée
Affaires n'en reçoit qu'une
seule. La puissance mécanique de |
| 21 chevaux réservée jusqu'alors aux gammes sport et grand
luxe, est désormais la norme standard |
| pour toutes les 4CV produites. Du 1er janvier au 24
mars 1954, la régie
enregistre 39 249 commandes |
| de 4CV. A partir du mois d'avril, la
cadence journalière de production passe à 525 unités,
rythme qui, |
| selon le président
Lefaucheux, ne suffit toujours
pas
à satisfaire la demande. |
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 |
La ligne ferrage. On
vérifie et on
ajuste les
ouvrants
|
La ligne
de
montage des mécaniques. |
| avant la mise en peinture. |
|
| La 500 000e 4CV sera assemblée en avril
1954 et le compteur
s'arrêtera à 1 105 547 exemplaires produits en 1961,
le premier record du genre pour une voiture française.
Entre-temps, la petite Renault se sera couverte
de gloire avec la 1063, qui
remporte sa catégorie au rallye de
Monte-Carlo 1951 puis rallye des Tulipes, la coupe des
Alpes, le tour
de France et même les 24 Heures du Mans. Ces
velléités sportives conduiront
à adapter de
légères carrosseries de
coupés et cabriolets (Autobleu, Brissonneau, Pichon-Parat) sur
le modeste châssis jusqu'à ce fameux A 106 de Jean
Rédélé qui sera
la
première Alpine de
l'histoire. |

La
planche de
bord
première
génération (1948-1950)
L'intérieur d'un
millésime 1958
FIFTIE
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En 1996, pour
célébrer le
cinquantième anniversaire de la 4cv, Renault construit la FIFTIE.
Un design extérieur original et moderne, elle fait bien
sûr référence à la 4cv d'antan.
La FIFTIE se présente sous la forme d'une berlinette 2 places.
La carrosserie est réalisée en carbone, à bord les
panneaux de portes sont en rotin et les sièges en lin et en
coton.
Sous le capot un moteur d'une cylindrée de 1149cm³
dèlivre 60ch.
Cette FIFTIE est un subtil mélange de tradition et de
modernité.
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Elle
ne fut qu'un rêve
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PLUS DE
PHOTOS
garage
de
poche sur www.garagedepoche.com - 2006
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